Historique

Ce projet a été concrétisé dans le cadre du Budget Participatif de la ville de Rennes de 2016.

Il a été proposé par Rébecca Baudrier, habitante du quartier et architecte passionnée par l’architecture de terre. Ce petit bâtiment en bauge était alors sans fonction et camouflé dans le petit bois des Matelouères.

Ce site historique, classé Natura 2000 grâce à la présence de la salamandre tachetée (et légèrement dorée), évoque l’ancien tissu rural par la présence d’anciens murs de clôture et de bâtiments en terre.

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Au delà de la volonté de rénover ce bâtiment à l’abandon, l’idée était de lui donner une fonction sociale qui fasse sens avec l’usage de la clairière.

Influencée par les valeurs et les savoirs-faire que lui a transmis un ancien artisan-maçon du bassin de Rennes, Jean Guillorel, qui était spécialisé dans la construction en terre et dans les fours à pains, l’idée de Rébecca fut alors de proposer la transformation de ce bâtiment en fournil collectif, un lieu d’échange et de partage autour des différentes cultures qui existent autour du pain et de la cuisson au feu de bois.

En parallèle, l’association « les Jardins (ou)verts », s’occupant des jardins en permaculture situés près du bois et au bout du parc du Landry, avait proposé de rénover ce bâtiment pour en faire un lieu de stockage pour les jardins. Le fournil pourrait, peut-être, un jour recevoir une grainothèque (…) ou autres idées en lien avec le fonctionnement des jardins et du poulailler du quartier.

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Il a fallut trois années pour que ce projet voit le jour. Un temps de réflexion fut donné à la constitution d’un groupe de personnes et son hébergement par une association déjà implantée, Mieux Vivre à La Poterie;  un autre temps, aux contraintes multiples liées au site (urbanisme, site classé) mais aussi, au contraintes de sécurité, au stockage du bois, à la notion de lieu recevant du public (…) sans compter la volonté du groupe pour que le chantier soit ouvert et pédagogique, que les matériaux employés soient les plus respectueux du bâti, que la façade ne reçoive pas toutes les fumées, que le four soit en terre (…).

Ce projet aurai pu ne pas voir le jour. Pendant trois années, le noyau dure de huit personnes: Alain, Stéphanie, Etienne, Bruno, René, Rébecca, Stéphanie et Vincent s’est réunit chaque mois autour de ce projet.

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Au regard de toutes les contraintes, le projet initial qui consistait à implanter le four en extension du bâti, à la manière des fournils que l’on peut voir autour de Rennes, a dû être révisé, entre les futurs usagers du fournil et les services techniques de la ville.

Comme pour le pain, il y a plusieurs façon de concevoir un four, d’où la complexité technique qui, au final, a été enrichissante pour tout le monde ! Ouf ! La fabrique citoyenne nous a offert là un joli champs de réflexion sur l’implantation dans un bois classé protégé, l’usage d’un fournil, l’emploi de matériaux bio-sourcés cohérents avec le lieu, le bâti et avec l’humain.

La gueule du four s’inscrit aujourd’hui en façade et fait le lien entre la clairière et le local. Le conduit de fumées et la voûte en terre amène un peu de chaleur à l’intérieur du local. Celui-ci reçoit les fagots mais aussi le pétrin en hêtre qui permet de fabriquer le pain à plusieurs.

Le fournil est actuellement dépourvu d’électricité et d’arrivée d’eau mais cela devient créatif pour tous puisqu’il faut trouver des solutions pour faire sans et être autonome.

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Ce fournil a pour objectif de devenir un outil de partage des savoirs-faire autour du pain mais aussi des cultures autour de la cuisson au feu de bois. Ce lieu doit aussi permettre l’émergence d’idées en lien avec les autres activités du quartier.

La clairière des Matelouères donne de belles perspectives de déjeuners aux beaux jours.

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